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La Plus-Value et le Taux de Profit





Ce document est un souvenir de notre emploi d’assistant à l’Université de Lyon II, pendant l’année universitaire 1972-1973. Il s’agit d’un support pédagogique pour la treizième séance de Travaux Dirigés. Messieurs Mifsud et Karlin, responsables du cours en première année de Licence Es-Sciences Économiques, avaient choisi d’aborder l’Économie Politique par un panorama historique des auteurs, des théories et des doctrines. Ce panorama était classiquement réservé à l’Histoire des Idées Économiques pour laquelle il fallait attendre son admission en troisième année. C’est la raison pour laquelle nous avions présenté le thème “Plus-Value et Taux de Profit” de la “Critique de l’Économie Politique” par “Le Capital” de Karl Marx jusqu’aux lectures les plus récentes d’alors faites par Louis Althusser (1971), Jean Baudrillard (1972) ou Deleuze et Guattari (1972).


Aujourd’hui, à la demande de lecteurs du R.A.D., ce document peut servir d’introduction à des textes plus techniques comme La Valeur entre Économie et Psychanalyse qui date de 1974.


Utiliser les termes de certains auteurs (Karl Marx) dans le sens que leurs donnent certains commentateurs (Althusser) ou épigones (Deleuze et Guattari) nous a très vite poussé à élaborer notre propre vision. C’est la raison de: A la Recherche des Déterminations Économiques de la Valeur publié en Décembre 1976 dans les Cahiers “Analyse, Épistémologie, Histoire”.


Puis nous avons élaboré nos propres modèles de simulation. Ils ont provoqué notre formation d’informaticien et notre passage dans les services puis le commerce et l’industrie. Notre projet de recherche y fait référence.





* Plan


Position du problème

La Reproduction de la Force de Travail. La Plus-Value de Code.

La Reproduction du Capital Technique, Financier et Informationnel. La Plus-Value de Flux.

La Reproduction des Rapports Sociaux de Production.

Trois Aspects de la Plus-Value et Valeur.





* 1. Position du problème


Valeur travail, force de travail, surtravail et plus-value sont quatre concepts clés de la théorie marxiste, mais leurs significations varient selon les auteurs. La conception dogmatique pose l’égalité:


plus-value - surtravail,


or l’une est abstraite et l’autre représente un phénomène physique.


La plus-value ne peut se comprendre que par une analyse approfondie de la notion de valeur. La théorie de la valeur travail qui définit la valeur de la force de travail comme <<la valeur des objets de première nécessité qu’il faut produire pour développer, conserver et perpétuer la force de travail>> s’appuie implicitement sur une référence énergétique. La pensée marxiste contemporaine a opéré un formidable travail d’approfondissement conceptuel dans ce domaine.


Louis Althusser (1) distingue “procès de travail” et “procès de mise en valeur ”.


Maurice Godelier (4), justifiant l’emploi de la valeur travail pour le long terme et analysant le rapport entre prix et valeur, montre qu’on ne peut exclure, dans le court terme, le concept d’ utilité.


Jean Baudrillard (2) fait une analyse du “ fétichisme de la marchandise” qui s’appuie sur les théories de Jacques Lacan (5) et mettant en cause la théorie marxiste orthodoxe de la valeur. En démontrant la “genèse idéologique des besoins”, il montre que la valeur d’usage elle-même appartient au système de la marchandise et sert d’alibi idéologique à la valeur d’échange . Il montre enfin l’importance de la valeur-signe dans le procès de consommation, prouvant qu’il n’y a pas de valeur sans différence de valeur, c’est-à-dire sans plus ou moins value.


Quant à Gilles Deleuze et Félix Guattari (3), ils présentent une interprétation de la genèse et de l’évolution des sociétés, se réclamant d’une “psychiatrie matérialiste” et articulant l’économie à la psychanalyse. Ils modifient le concept de plus-value en distinguant “plus-value de code” et “plus-value de flux”. Ils posent leur analyse aux niveaux énergétique et informationnel. De leur ouvrage riche et difficile, nous nous efforcerons de “traduire” les points relatifs à la plus-value et à la loi de la tendance contrariée à la baisse du taux de profit.


La plus-value, dont sont issus comme effets le profit, la rente et l’ intérêt, ne peut se comprendre qu’à partir de la séparation du capital et du travail et surtout des mécanismes quasi-distincts de leurs reproductions. A ces deux niveaux, on peut parler tout au plus d’une plus-value relative. Mais la plus value absolue se situe au niveau de la reproduction des rapports sociaux de production et de l’instauration de la valeur par la dialectique désir-manque-besoin. C’est à ce niveau que se pose le problème de la baisse contrariée du taux de profit.





* 2. La Reproduction de la Force de Travail et le Principe de la Hiérarchisation Sociale. La Plus-Value de Code .


Rendre compte des inégalités de revenus et de standing (2) nécessite une triple analyse.


(a) La division technique du travail entraîne un revenu lié à la fonction et une hiérarchie des strates socio-professionnelles selon le rapport au Savoir. A ce niveau réel, le revenu paye la complexité du travail mesurée en information. Le mode de consommation doit permettre de reproduire l’ énergie interne du travailleur et l’ensemble des connaissances nécessaires à la mise en oeuvre de cette énergie. Le degré de complexité de la consommation (mesuré en bits) doit correspondre au degré de complexité du travail, faute de quoi, la force de travail ne serait pas reproduite. La théorie de l’information permet de comprendre la corrélation à 60 pour cent entre la catégorie socio-professionnelle des parents et le quotient intellectuel des enfants (cf. Reuchlin, Bourdieu et Passeron). L’ inclusion dans le monde du Savoir confère un pouvoir d’action privilégié et le revenu contribue à l’hérédité de ce pouvoir lié à la quantité d’information intériorisée.


(b) La division sociale du travail (Marx) entraîne un revenu lié au rôle et une hiérarchie des classes sociales selon le rapport au Capital. A ce niveau symbolique, le revenu paye la place dans le réseau d’information nécessaire aux prises de décision. Le contrôle des informations économiques et sociales donne au capitaliste ou manager un monopole du pouvoir de décision (privilège de décision ). La propriété privée et l’ appartenance de classe, par le revenu qu’elles assurent, réalisent la reproduction et la transmission héréditaire de ce pouvoir de décision. L’énergie individuelle est valorisée par l’accès aux informations utiles. L’individu bénéficie de l’énergie potentielle que constitue la hiérarchie sociale.


(c) La division psychique du travail (W.Reich), dont la division sexuelle des émotions , entraîne un revenu lié au statut et une hiérarchie psycho-sociologique selon le rapport au Phallus (5). A ce niveau imaginaire, le revenu paye le dynamisme et le pouvoir d’influence. Le statut privilégié (perfusion de l’appartenance ), assurant une sublimation socialement déterminée des pulsions, reproduit l’énergie psychique (énergie disponible pour l’action ) et le prestige nécessaire à sa mise en oeuvre. La signification du travail explique certaines différences de rémunération. Les activités de production, d’entretien et de reproduction des conditions matérielles de la production (matière première , hommes) sont dévalorisées par rapport aux activités de commandement. Ce troisième niveau de la division du travail, généralement refoulé par les études économiques, explique pourtant les inégalités de revenu et de statut entre les hommes et les femmes, à compétence et place égale. Mais d’autres inégalités relèvent de la division psychique du travail. A diplôme égal, la rémunération n’est pas la même selon qu’on utilise ses compétences à enseigner ou à diriger la vie des entreprises. L’agriculture est dévalorisée par rapport à l’industrie et au commerce. Il ne s’agit ni du rapport au Capital (classes sociales) ni du rapport au Savoir (catégories socio-professionnelles) mais du rapport au Signifiant Phallus (symbole centralisateur des pulsions du désir) qui, tout autant que les deux autres, est un rapport social de production .


La reproduction de la force de travail induit donc trois hiérarchies combinées et de fortes inégalités sociales. Il y a, à ce niveau, sur-travail ou plus-value relative (entre les revenus des personnes), mais la plus-value absolue (l’équivalent du produit net ) est ailleurs: au niveau de la reproduction des rapports sociaux de production. La fonction, le rôle et le statut définissant pour certains agents une plus-value de code que le mode de vie, la propriété privée et les normes culturelles permettent de transmettre héréditairement . Ainsi se reproduit la hiérarchie sociale qui joue un rôle d’ invariant dans la machine sociale , comme l’A.D.N. reproduit le code génétique dans le fonctionnement de la machine cellulaire. La plus-value de code permet à la machine sociale de se reproduire à l’identique, par-delà les variations conjoncturelles.





* 3. La Reproduction du Capital Technique, Financier et Informationnel . La Plus-Value de Flux .


Schumpeter a montré le rôle de l’innovation dans la reproduction élargie du Capital. Par la suite, on a voulu voir dans l’ information (technologique, scientifique, économique) une force magique capable de créer un surplus d’énergie en luttant contre la dégradation de l’énergie (entropie). Or, les lois de la physique ne permettent pas un tel exploit. Et la conception mythique de l’information est un camouflage idéologique du processus réel de la reproduction du capital .


(a) L’innovation technologique appartient à la transformation du procès technique. L’utilisation du produit du travail des chercheurs et ingénieurs permet une amélioration de la productivité spécifique des machines et une baisse du coût de production . Cette économie de matière et d’énergie permet d’amortir le coût de production de la machine. Mais il faut constater que la concurrence <<provoque la rapide désuétude d’un capital technique qui ne peut pas être amorti et plus généralement le rythme d’augmentation du capital fixe peut devenir supérieur à celui des marges bénéficiaires ce qui conduit à la baisse du taux de profit pour l’ensemble des entreprises qui se trouvent dans une relation d’interdépendance stratégique, à la limite toute une industrie devient la victime de ce mécanisme de compétition, se trouve globalement déficitaire et ne peut assurer sa continuité que par l’aide de l’État. (10)>>. Ce que la véritable information technique croissante ne parvient pas à financer, d’autres formes “d’innovation” s’en chargeront.


(b) L’innovation sociale appartient à la transformation du “procès de travail” (1). L’utilisation du produit du travail des organisateurs et psycho-sociologues d’entreprise permet une complexification de la structure des unités de production. La manière dont sont combinés les facteurs (hommes, ressources, machines) permet des hausses de productivité (synergie, économies d’échelle , renforcement). L’organisation scientifique du travail, la psycho-sociologie industrielle, la création d’une tension de concurrence entre équipes, l’utilisation productiviste de la vie affective dans la dynamique des groupes... permettent d’accroître la productivité globale tout en augmentant la complexité du travail individuel voire même son attrait (au prix d’une régression psychique). L’innovation sociale réalise des économies d’énergie sociale par “amélioration” du réseau de communication de l’entreprise (informatique) mais le bénéfice finance la reproduction du capital . La théorie des systèmes permet de saisir ce phénomène. <<Lorsque la complexité d’un système augmente, les propriétés qui le caractérisent dépendent de plus en plus de sa structure et de moins en moins de la nature de ses parties... Ceci explique que les systèmes complexes fortement organisés se prêtent bien aux simulations. Il convient ici de ne pas confondre la complexité (nombre et diversité des relations internes) et la complication (redondance de la structure). (6)>>. La complexification de la structure de l’unité de production peut être voulue pour elle-même par suite des avantages qu’elle procure. Les techniques de simulation permettent de conserver le pouvoir de décision au sommet tout en donnant l’illusion de le déléguer à la base (hiérarchie auto-reproductible , servitude volontaire , ajouté en 1999). D’autre part, les phénomènes purement informationnels prennent une importance accrue vis-à-vis des phénomènes physiques. On ne peut plus attribuer au travail (capital variable ) ni à la machine (capital constant ) pris isolément, les améliorations éventuelles de la productivité. Le pouvoir et le bénéfice reviennent donc à celui qui contrôle la mise en place et le fonctionnement du réseau d’information. La somme des productivités isolées n’a aucune commune mesure avec la productivité globale. L’ information devient alors le bien le plus productif, générateur de plus-value, puisque le pouvoir de décision est le seul coût de mise en place d’un réseau d’information, le travail et le capital technique étant payés par ailleurs. Le contrôle de l’information interne à l’entreprise est un élément important de la plus-value. Le degré de complexité d’une entreprise donne une mesure de ce phénomène abstrait qu’est la plus-value. La concentration du capital entraîne simultanément une hausse de la plus-value.


Mais il faut constater que le capital de certains secteurs se développe plus vite que les innovations. Cela se réalise grâce à une manipulation de la valeur et au contrôle de l’information externe.


(c) L’innovation psychique (publicité et autres mythes) appartient à la transformation du “procès de mise en valeur” (1). En jouant sur les motivations de la consommation, l’entreprise crée un écart positif entre le prix de vente et le coût de production. Ce profit accélère le processus de remplacement du capital et donne à l’entreprise le pouvoir d’influence qui échappe à chaque individu pris isolément. Jouer sur les motivations permet d’accroître la demande potentielle sans accroître la demande solvable (salaire). Or l’équilibre économique n’est possible que si les produits s’échangent globalement à leur valeur. Donc, il ne peut y avoir de profit dans une entreprise par manipulation de la valeur que si, dans le même temps, d’autres entreprises nationales ou étrangères sont en déficit. La croissance accélérée, au-delà du développement technique, exige un gaspillage de produits ou d’entreprises. C’est le processus de “destruction créatrice”. A côté de l’appareil de production, voire en son sein, le système capitaliste industriel exige un appareil d’anti-production (phénomènes bureaucratiques, armée, gaspillage, inflation, guerres, destructions, etc) dont Whyte, Argyris et Fromm montraient la nature paranoïaque et les vertus schizophrénisantes. Cette destruction de biens, de services et d’hommes, cet instinct de mort (7) produit la rareté dans l’abondance, crée le manque, suscite le besoin tout en réprimant le désir. Or, la stratification sociale elle-même, par l’effet d’imitation qu’elle entraîne (2) est une formidable machine à créer le besoin par le manque. Le gaspillage économique et la publicité ne sont pas un hasard, mais nécessaires à la reproduction élargie et accélérée du capital. Ils jouent dans la société industrielle le rôle des guerres et des crises du capitalisme ascendant. <<L’effusion de l’appareil d’anti-production caractérise tout le système capitaliste; l’effusion capitaliste est celle de l’anti-production dans la production à tous les niveaux du procès. D’une part, elle-seule est capable de réaliser le but suprême du capitalisme, qui est de produire le manque dans de grands ensembles, d’introduire le manque là où il y a toujours trop, par l’absorption qu’elle opère de ressources surabondantes. D’autre part, elle seule double le capital et le flux de connaissance d’un capital et d’un flux équivalent de connerie, qui en opèrent aussi l’absorption ou la réalisation et qui assurent l’intégration des groupes et des individus au système” (3). Il en est de la valeur de l’information comme de toutes les valeurs. Il n’y a de valeur que relative . Multiplier le manque est le moyen de créer en même temps une plus-value et une moins-value. Il n’y a pas de valeur sans plus-ou-moins-value.


Le capitalisme technologique est le système historique qui a poussé le plus loin la logique paranoïaque de l’anti-production et de la création du manque, conditions favorables ou nécessaires à l’instauration de la plus-value et de la valeur. La reproduction du capital est ainsi privilégiée et dominante par rapport à la reproduction du travail , car l’accumulation du capital n’est que le prétexte, l’alibi idéologique de la reproduction d’un rapport social de production . La création du manque et le contrôle de l’information concourent à cet objectif fondamental.





* 4. La Reproduction des Rapports Sociaux de Production.





* 5. Trois Aspects de la Plus-Value et Valeur.





* 6. Plus-Value et Taux de Profit.





* Références


(1) Louis Althusser. “Lire Le Capital”, Maspéro, 1971.


(2) Jean Baudrillard. “Pour une Critique de l’Économie Politique du Signe”, NRF, 1972; “Le Système des Objets”, NRF, 1968.


(3) Gilles Deleuze et Félix Guattari. “Capitalisme et Schizophrénie”, tome 1, “L’Anti-Oedipe”, Éditions de Minuit, 1972.


(4) Maurice Godelier. “Rationalité et Irrationalité en Économie”, Maspéro, 1971.


(5) Jacques Lacan. “Écrits”, Éditions du Seuil. On trouvera une interprétation lisible dans “Jacques Lacan”, Anika Rifflet-Lemaire, Ch. Dessort, 1970.


(6) Bruno Lussato. “Introduction Générale aux Théories des Organisations”, Dunod, 1972.


(7) Herbert Marcuse. “Éros et Civilisation”, Éditions de Minuit, 1963.


(8) Wilhelm Reich. “La Révolution sexuelle”, 10.18, Plan, 1968.


(9) Emmanuel Terray. “Le marxisme devant les sociétés primitives”, Maspéro, 1972.


(10) Sociologie du travail. Numéro spécial, Janvier-Mars 1972, “Science, rationalité et industrie”, Éditions du Seuil. Paris.


(11) Michel Foucault, “L’Ordre du Discours”, leçon inaugurale au Collège de France, NRF, Gallimard, 1971.


(12) Socio-Psychanalyse. Numéro 1 et 2, Petite Bibliothèque Payot, 1972.


(13) Jean-Joseph Goux. “économie et Symbolique”, Seuil, 1973.


(14) Osiris Cecconi. “La Société Industrielle”, P.U.F., 1972.





* Compléments


Suites du texte


Valeur et Plus-Value, Économie et Psychanalyse


A la Recherche des Déterminations Économiques de la Valeur


Projet de recherche


L’Économie du Temps


Cycle Robinson Crusoé


Théorie classique du chômage


Théorie classique du chômage



Théorie keynésienne du chômage


Théorie Keynésienne du Chômage


1. Originalité de Keynes

2. Le chômage classique

3. Les postulats classiques

4. La loi des débouchés

5. Le chômage involontaire

6. Bref résumé de la théorie de l’emploi

7. Les paramètres fondamentaux

8. Le principe de la demande effective

9. L’égalité de l’épargne et de l’investissement

10. La propension à consommer

11. Le multiplicateur d’investissement

12. L’incitation à investir

13. Le taux de l’intérêt

14. La préférence pour la liquidité

15. La théorie générale de l’emploi

16. Conclusions sur Keynes

Critiques à Keynes


Production et Appropriation


Propriété ou Possession


Histoire de l’Émergence du Capitalisme


Des Marchés et des Métiers





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Mise à jour: 24/12/1999